L’accompagnement rénové et intensif concerne tous les allocataires du RSA résidant dans les bassins de vie sélectionnés par les départements, France Travail et les services déconcentrés de l’État.
Accompagnement social et professionnel des bénéficiaires du RSA
Dernière date de mise à jour : 26/05/2026
Nombre de dispositifs
L’expérimentation de nouvelles modalités d’accompagnement des allocataires au RSA est étendue à 47 départements à partir de mars 2024. Le ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités a dévoilé le 1er mars la liste des 29 nouveaux départements sélectionnés. La généralisation du dispositif est prévue courant 2025.
Public
Durée de la mesure
Six mois, renouvelables une fois. Il s’agit de mettre en place 15 à 20 heures hebdomadaires d’accompagnement et d’activité progressive (stages, immersion, forums, formation, entretiens, ateliers collectifs, visite d’entreprises…) selon trois dominantes : emploi, équilibre social et professionnel, remobilisation.
Missions
Grâce à la coordination des acteurs de l’insertion et de l’emploi, l’offre de services commune repose sur :
- l’identification de l’ensemble des allocataires du RSA sur leur territoire ;
- le diagnostic des besoins sociaux et professionnels des bénéficiaires dans la perspective d’une insertion durable dans l’emploi ;
- un accompagnement social et professionnel pour que chaque personne élabore un projet professionnel et active les moyens nécessaires à sa concrétisation, notamment au travers de la réalisation de 15 heures d’activité hebdomadaires grâce à la coordination des acteurs locaux de l’insertion (associations, chantiers d’insertion, etc.).
Il s’agit de :
- accompagner 100 % des bénéficiaires du RSA ;
- personnaliser et intensifier le suivi de parcours ;
- développer et valoriser l’offre d’insertion ;
- adapter la recherche d’emploi aux difficultés et faciliter le recrutement pour les entreprises ;
- favoriser les sorties du RSA et amplifier l’accès à l’emploi durable ;
- exercer son coeur de métier pour les professionnels de l’insertion ;
- favoriser la cohésion sociale et réduire les coûts liés au chômage pour les pouvoirs publics.
Droits des usagers
L’allocation induit une contrepartie : « Est attaché au RSA un contrat d’engagement qui est signé par le bénéficiaire et qui crée des obligations. La possibilité de radiation du dispositif existe ». Sont dispensés des 15 à 20 heures d’activité : les personnes qui souffrent d’un handicap, d’une invalidité ou d’un problème de santé ; les parents isolés d’enfants de moins de 12 ans qui n’ont pas de solution de garde. Par ailleurs, confrontées à des difficultés dans leur vie personnelle et familiale, certaines personnes peuvent bénéficier d’une diminution du nombre d’heures à effectuer.
Création
Marché public, accord-cadre de services, Conseils départementaux.
Financement et tarification
Le RSA est financé par les Conseils départementaux dans la majorité des territoires.
Solvabilisation des personnes accompagnées
Enjeu de l’accompagnement.
Actions innovantes
Pour s’adapter aux réalités des territoires, tous les acteurs du secteur de l’emploi sont amenés à travailler en étroite collaboration : France Travail, les acteurs de terrain, les élus locaux, les équipes départementales, les services déconcentrés et l’Assemblée des départements de France. La méthode repose sur un parangonnage (outillage des professionnels, interopérabilité, mise en visibilité des solutions de recrutement et de formation, etc.) pour que, au moment du diagnostic et tout au long du parcours, soient partagées les informations et les actions de chacun durant l’accompagnement. Des travaux de connexion devront se mettre en place de part et d’autre entre les outils informatiques de France Travail, l’outil carnet de bord proposé ou les outils du département. Le parangonnage aidera également à dessiner les modalités d’accompagnement les plus efficaces pour les usagers pour qu’elles soient généralisées et portées à l’échelle dans le cadre de France Travail.
Ces évolutions organisationnelles et numériques devraient :
- réduire la taille des portefeuilles, qui variera d’un département à l’autre en fonction des besoins et des enjeux des territoires ;
- donner plus de temps aux conseillers pour se concentrer sur leur coeur de métier ;
- simplifier le travail des professionnels de l’insertion ;
- amener à se concentrer sur les ressources de la personne et non plus seulement sur les obstacles à lever pour son retour à l’emploi.
Politiques publiques
Le dispositif sera généralisé courant 2025, comme le prévoit la loi sur le plein-emploi du 18 décembre 2023 qui porte l’ambition d’une amélioration substantielle de l’accompagnement des demandeurs d’emploi et des entreprises grâce à l’implication collective et coordonnée de tous les acteurs du secteur de l’emploi afin d’atteindre les objectifs en la matière. Cet accompagnement s’appuie, notamment, sur des immersions professionnelles et une mobilisation des acteurs de l’insertion.
Partenariats obligatoires
Chaque référent mobilise un réseau de partenaires pour solutionner des problématiques qui varient d’un allocataire à l’autre. La relation de confiance dans le binôme allocataire-conseiller est la clé de voûte d’un parcours d’insertion réussi.